La trace du Gallibier 2002

Trois ans pour enfin la faire connaître. Vous y étiez, alors vous avez pu apprécier comme nous. Vous y étiez pas, ben qu'est ce que vous attendez.

Galliber Chien de traineau
Galliber Chien de traineau
Après deux éditions où le nombre d'attelage se comptait sur les doigts des deux mains, le nombre d'inscrits dépassait la trentaine cette année.
La taille des attelages était de 10 à 2 chiens avec des mushers de tous les horizons, professionnels, randonneurs ou sprinters, qui, devant le nombre de courses annulées cette année, se sont rabattus sur la Trace du Galibier et ont découvert une autre approche du traîneau.
Une randonnée est proposée le vendredi après midi à ceux qui sont déjà arrivés (dont je ne suis pas).
Le samedi matin, les premiers départs ont lieu vers 11h. On quitte les Pontets pour rejoindre par les pistes de ski de fond la route du Galibier. La piste est sympa. Elle longe le ruisseau en traversant des bois et elle est légèrement vallonnée. Les chiens ont rapidement pris leur rythme de croisière après l'excitation du départ.
Les croisements avec des skieurs de fonds et la diversité de la piste les motivent. A l'altiport, on débouche sur la route du Galibier avec le cirque autour de soi. Connaissant la chanson, ils adoptent un rythme plus tranquille à la joie des promeneurs à pied qui peuvent les prendre en photos et les caresser. Chacun monte à son rythme, des attelages nous doublent et disparaissent rapidement de notre vue derrière un tournant, d'autres plus lourdement chargés ou plus petit montent tranquillement. Les équipes de télévision nous doublent régulièrement en motoneige pour trouver le meilleur endroit pour filmer les attelages. Après deux passages de la motoneige, Mayouk et Ken se rangent à droite dès qu'ils entendent le moteur. Au plan Lachat, on quitte la route du Galibier pour attaquer la route des Rochilles. Deux chamois nous regardent du haut des rochers. A midi, on s'arrête à quelques-uns pour pique-niquer aux Montets. Puis on attaque la montée aux Rochilles. Les chiens attaquent tranquillement les lacets.
Gallibier montée en traineau
Gallibier montée en traineau
On se suit à 3 ou 4 attelages et on discute d'un lacet à l'autre. Mais avec l'altitude les conversations s'éteignent. Puis derrière un tournant l'horizon s'ouvre sur le cirque des Rochilles. Déjà des taches de couleur au lieu des rectangles noirs des bâtiments du camp militaire indiquent que des mushers ont monté leurs tentes. Petit à petit, chacun prépare son bivouac, nourrit ses chiens puis va faire la tournée des tentes pour voir ou revoir les autres attelages. Les militaires du 93ème RAM qui assurent la sécurité sur l'itinéraire et l'intendance du bivouac, allument un grand feu où rapidement tout le monde vient se réchauffer car le soleil a disparu et la température descend. Normalement, j'avais entendu parlé d'un vin chaud mais on en n'a pas vu l'ombre d'une rondelle d'orange. On soupçonne fort un certain musher d'avoir volontairement cassé son traîneau pour s'en occuper personnellement. Après l'arrivée des attelages de professionnels qui étaient restés en bas pour assurer les baptêmes durant l'après-midi, on passe à table. Au menu : soupe aux légumes et aux Dios arrosées de vins de Savoie. Certains restent autour du feu (et d'une bouteille de Génépi) à refaire le monde du traîneau, d'autres vont rejoindre leur tente ou leur lit dans les bâtiments militaires. Deux ou trois fois dans la nuit, un chien lance et tous les attelages lui répondent en coeur. Pendant 10 minutes, un concert de hurlements résonne dans le circuit puis un à un, ils s'arrêtent. Un chien essaye bien une ou deux fois de relancer et tout devient calme. J'entends mes chiens tourner sur place puis se recoucher pour dormir. Je remonte la cagoule du duvet et j'essaye de me rendormir. Au milieu de la nuit, le vent se lève et la neige s'engouffre dans les aérations des tentes. Le crépitement de la neige et les coups du vent contre la tente me donnent aucune envie de sortir pour satisfaire un besoin naturel. Ca attendra demain matin.
Gallibier Pause du traineau
Gallibier Pause du traineau
Deux mushers qui avaient mal arrimé leur tente se retrouvent au milieu de la nuit à tout rabattre avant que le vent n'arrache le double toit. Finalement, ils finissent la nuit dans un des baraquements. Le lendemain matin, un grand soleil pourrait faire croire que la nuit a été calme. Une fine couche de neige recouvre les traîneaux. Par contre, face au vent, des congères se sont plaqués contre le traîneau. Après le petit déjeuner préparé par les militaires, les attelages partent un par un vers le col. Au sommet, Pascal fait descendre un par un vers les lacs. Une chouette descente que j'ai fait l'année dernière les quatre fers en l'air au grand plaisir des photographes présents. Cette année, ma dignité est sauve. Thierry nous fait faire le tour des lacs. Pour finir, Thierry et Roland sautent un petit muret pour les besoins de l'équipe de télévision. L'occasion est trop belle et j'emboîte le pas (houps! le patin) derrière Roland. D'un seul coup, Ken et Mayouk disparaissent dans le trou et ressortent deux mètres plus bas. "Allez les gamins, ce n'est pas le moment de s'arrêter". Du coup, ils accélèrent et le traîneau décolle pour atterrir un à 2 mètres plus bas dans un grand pouf de neige. Juste le temps de reprendre son équilibre et ils sont déjà repartis rejoindre les autres. Par contre, la chouette descente est beaucoup moins drôle à remonter. Les chiens l'attaquent tranquillement et je suis derrière les patins au niveau de la taille.
Gallibier pique nique
Gallibier pique nique
Redescendu au camp des Rochilles, On remballe le matériel et en attaque la descente. La négociation des épingles à cheveux de la route des Rochilles est plus ardue avec un attelage de 8 chiens et un gros traîneau bien rigide qu'avec un attelage de 4 chiens et un traîneau de sprint maniable. Je loupe la trace de Bruno qui dès la deuxième épingle à plonger dans un ruisseau pour les couper. Mais au tournant suivant, je suis une trace de raquettiste qui me permet de couper quatre épingles dont la plus pointue. Arrivés aux Montets, on s'arrête pour pique-niquer. La chenillette du 93ème RAM a apporté le casse croûte. A 14 h, tout le monde en piste, les touristes attendent notre retour en bas. Après avoir négocié le premier tournant, Sandrine, ma femme, monte à califourchon sur le traîneau et on attaque la descente jusqu'en bas. Rapidement, Indy, ma vieille chienne la rejoint dans ses bras, car le rythme est trop rapide pour elle. C'est au trot allongé qu'on se suit à quatre ou cinq attelages. Les marcheurs qu'on croise, sourient de voir cet attelage avec une femme à qualiforchon sur le traîneau, une chienne dans les bras. On descend tranquillement par les pistes de fond. L'arrivée se fait sous les applaudissements des touristes.

Photos et Vidéo 2003
Photos et Vidéo 2002
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