
Un musher et une chienne de tête très motivés pour se lever à 5 h du mat
A l'automne, je recommence par deux sorties par semaine d'une heure minimum puis rapidement deux heures. En saison, c'est trois sorties par semaine de 2 heures en semaine et de 3 ou 4 heures le week end.
Contrairement à un entraînement de sprint où on demande
aux chiens de rester le maximum de temps au galop, je demande aux chiens
de gérer leur force sur la durée de l'entraînement.
Je peux les laisser marcher au pas si le chemin est dur ou s'ils récupèrent.
Sur les 4 heures, les chiens peuvent relâcher la ligne de trait pendant
deux ou trois minutes pour se reposer puis se remettre à tirer. Si je
sens l'attelage fatigué ou démotivé, je les arrête
pendant 5 minutes, 10 minutes (c'est aussi l'occasion de tester l'immobilité)
avant qu'ils s'arrêtent d'eux mêmes. Je peux les arrêter au
milieu d'une côte (il vaut mieux s'arrêter que de pousser le kart
avec des chiens qui traînassent). Par contre, si le sommet est proche,
je les relance et je m'arrête en haut pour les laisser souffler.
L'allure général est le petit trot soutenu sur les parties
plates et le pas dans les côtes avec un petit galop pour se défouler
de temps en temps. Je ne peux pas mettre la pression sur 4 heures comme
on peut la mettre sur 1/2 heure ou une heure.
Je
ne pousse pas les chiens : ils choisissent leur vitesse en fonction du
terrain, du moment qu'ils tirent.
Il est clair que lorsqu'on les observe au travail, ils donnent l'impression
d'un attelage en dilettante mais ils sont capables de travailler plusieurs
heures de suite à ce rythme.
Suivant le type de randonnée que je souhaite faire, je ne choisis
pas le même type de chemin.
Pour une randonnée dans le Grand Nord où on aura des pistes plates
et de longues distances journalières, je vais plutôt choisir des
pistes roulantes où je demande un trot soutenu pendant longtemps (30
km en 3 ou 4 heures). Je privilégie la vitesse et l'endurance.
Pour une randonnée dans les Alpes, je vais choisir de préférence
des chemins difficiles avec des côtes, des ornières, des
obstacles à franchir. Je privilégie la puissance.
J'alterne dans un entraînement des terrains différents pour ne
pas les démotiver. Après une dure côte, un petit galop les
défoule.
Lorsque l'attelage connaît l'immobilité, après une
heure d'entraînement, je l'emmène dans des chemins bouchés
ou défoncés pour apprendre le franchissement d'obstacle.
Lorsque l'excitation du départ est passé, j'alterne l'entraînement physique et l'éducation en fonction des possibilités qu'offre le terrain. A chaque entraînement, je fais toujours une ou deux manoeuvres complexes même si le parcours ne le nécessite pas.
Tout dépend du nombre de chiens, du poids du kart et du terrain. Je n'aide les chiens que s'ils tirent aussi. Dès qu'ils s'arrêtent de tirer, j'arrête de les aider. On souffle et on recommence. Avec mon premier chien, j'ai fait l'erreur dans les deux sens. Je ne l'ai pas assez aidé au début et il s'est démotivé. Ensuite, je l'aidais trop et il me regardait travailler à sa place.
L'entrainement
Les rassemblements
Le Matériel
