Les autres chiens

L'éducation des autres chiens est plus simple. On leur demande de suivre le chien de tête en l'aidant et sans le gêner.

On doit cependant leur inculquer quelques règles :

- Les bagarres

Elles sont strictement interdites à l'attelage quelles que soient les circonstances.
Un jour, la piste a cédé sous mon attelage et deux de mes chiens sont tombés dans le trou suspendu par leur harnais. Pendant que je mettais mes ancres et couchais le traîneau, j'entendais un des chiens grogner au fond du trou. Hugo labourait consciencieusement la figure de Jinger avec ses pattes arrières pour sortir du trou. Lorsque je les ai hissés hors du trou, la patience de Jinger était à bout. Une bagarre au fond de ce trou aurait sûrement provoqué des plaies importantes.
Dans les Alpes, en descendant un mur de neige, mon attelage a versé et l'attelage suivant m'a évité en envoyant son chien de tête dans la poudreuse mais il s'est rabattu sur la piste trop tôt et les deux attelages se sont retrouvés emmêlés. On a démêlé sans un grognement bien que l'autre attelage soit un attelage de groenlandais. Une bagarre dans ces circonstances aurait dégénéré en massacre.

- L'arrêt

Cherchez pas le musher, c'est lui qui tient l'appareil
Cherchez pas le musher, c'est lui qui tient l'appareil
Les chiens doivent rester à l'arrêt (dans les deux exemples précédents, un attelage qui ne reste pas à l'arrêt aurait été dangereux). Tous les chiens doivent respecter l'arrêt car un seul chien peut faire redémarrer l'attelage. Même si on vient de relancer l'attelage, il doit pouvoir s'arrêter et rester immobile 50 cm plus loin. Ceci permet de franchir un fossé ou un tronc d'arbre sans casser le matériel. Lorsque l'arrêt se prolonge (pique-nique, accident…) je détache les lignes de queue et les chiens comprennent qu'on va s'arrêter longtemps et ils se couchent. L'inconvénient est qu'ils ne sont plus attachés que par les lignes de cou.

De même l'attelage doit savoir descendre une pente sans tirer lorsqu'on lui demande d'aller doucement. Ceci est très utile lorsqu'il faut descendre des murs de neige et que le frein a déjà du mal à ralentir le traîneau car la neige est de mauvaise qualité, sans qu'en plus il faille ralentir les chiens qui continuent de tirer.

- Le demi-tour

Si le chien de tête ne doit pas en profiter pour venir régler ses comptes, les autres ne doivent pas non plus aller chercher les autres chiens qui ont commencé leur demi-tour. Ils doivent attendre leur tour. Plus l'attelage est important, plus il est nécessaire d'éduquer les chiens à attendre leur tour. (Sinon c'est un beau paquet de noeud, le musher s'énerve et les autres mushers en profitent pour découvrir de nouveaux jurons)

- les chiens de barre (juste devant le traîneau)

C'est la sale place. Lorsque le musher ne freine pas assez vite, c'est eux qui prennent le traîneau dans les fesses (Mina est passée experte dans l'art de sauter sur le côté lorsque je loupe le frein). Dans les dévers, c'est eux qui doivent remonter le traîneau sur la piste en se déportant vers le haut de la pente. Dans les murs ou sur les obstacles, c'est eux qui ont le plus gros effort à faire. Lorsque le traîneau ou le kart se coince, c'est encore eux qui supportent la majorité du choc. C'est la raison pour laquelle on choisit des chiens costauds et volontaires. Dans un attelage multiracial, les malamutes ou les groenlandais sont prédisposés à cette place.

Au niveau de l'arrêt, ils peuvent, en restant immobile, bloquer un démarrage intempestif mais ils peuvent aussi le provoquer en détendant la ligne de trait et faire croire à ceux de devant qu'on repart.

- La destruction du matériel

Un chien qui mord la ligne de trait ou qui mange son harnais est gênant lors d'une course mais il y a toujours la possibilité de changer la pièce avant la deuxième manche. En randonnée, il est peu probable que la ligne de trait ou le harnais résiste à ce traitement durant plusieurs jours et on ne peut pas emmener autant de harnais et de module de ligne de trait qu'un chien peut en détruire lors d'une randonnée. En conséquence, un chien qui détruit une ligne de trait est dangereux pour l'attelage. On lui fait passer l'envie en badigeonnant la ligne d'un produit (qui ne brûle pas la ligne. L'huile de vidange n'est pas recommandée). On le punit chaque fois qu'on le surprend. Même chose pour le harnais, en outre, le chien peut mourir d'une torsion d'intestin en avalant les morceaux.

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